Pâtes aux champignons : mes 5 recettes préférées pour fêter l’arrivée de l’automne

L’automne est là et la la saison des champignons aussi! Êtes-vous prêts à découvrez avec moi mes recettes de pâtes aux champignons préférées ? Les voici !

  1. Penne alla norcina

La Pasta alla Norcina est un plat typique de l’Ombrie, une région du centre de l’Italie, préparée à base de saucisses de Norcia (d’où la recette prend le nom), ricotta, champignons et truffe noire. Pour la préparer, émiettez vos saucisses et faites les revenir avec de l’oignons dans de l’huile d’olive. Ensuite rajoutez les champignons, puis déglacez au vin blanc. Entretemps, choisissez vos pâtes (d’un format court, comme les penne ou les rigatoni) et faites-les cuire dans un grand volume d’eau salée. Après environ 10 minutes, rajoutez de la ricotta et du pecorino à votre sauce, assaisonnez de sel et de poivre et, si besoin, rajoutez une louche d’eau de cuisson pour que la texture soit plus onctueuse. Égouttez les pâtes al dente, versez-les dans la poêle de la sauce, rajoutez des morceaux de truffe noire ou une cuillère de crème à la truffe et faites sauter les tout pendant une minute. Servez aussitôt.

  1. Tagliatelle ai porcini

En Italie, le tagliatelle aux cèpes sont le plat automnales par excellence, mon préféré d’ailleurs. Très simples à préparer, elles peuvent être enrichies d’un peu de cerneaux de noix concassés, du speck ou encore des gambas. Pour les préparer, faites revenir une gousse d’ail hachée dans une poêle avec une noisette de beurre. Ajoutez les cèpes, salez-les et laissez cuire à feu doux pendant environ 8 minutes, jusqu’à ce qu’ils aient rendu leur eau de végétation. Déglacez au vin blanc et, si vous désirez une sauce un peu plus grasse, rajoutez de la crème fraiche. Égouttez-vos tagliatelles de leur casserole d’eau bouillante salée et renversez-les dans la poêle avec la sauce aux cèpes. Ajoutez un peu d’eau de cuisson et du parmesan, puis mélangez pendant 3 minutes. Garnissez de persil ciselé, puis dégustez.

  1. Farfalle alla boscaiola

Simples à préparer et très originales, les farfalle à la boscaiola sont les pâtes que tous les enfants d’Italie adorent ! Pour les réaliser, faites revenir un peu d’oignons finement haché dans un peu de beurre. Rajoutez des champignons de Paris en lamelles et des petits pois, salez poivrez et laissez cuire pendant 5 à 7 minutes. Entretemps, versez vos pâtes dans un volume d’eau chaude salée et laisser cuire selon les indications du paquet. Rajoutez du jambon de Parme et de la crème liquide à votre préparation, puis laissez cuire encore quelques minutes. Quand les pâtes seront cuites al dente, versez les dans la sauce avec un peu d’eau de cuisson et du parmesan et faites sauter pendant 2 minutes. Servez aussitôt et profitez !

  1. Lasagna ai funghi

Les lasagnes aux champignons mixtes sont un plat automnal réconfortant et très facile à réaliser que, entre autres, tout le monde aime. Pour les cuisiner, préparez d’abord une sauce béchamel puis faites revenir des échalotes et des champignons (de Paris, girolles, cèpes..) dans un peu de beurre, en n’oubliant pas de les saler et poivrer. Préchauffer le four à 200°C. Entretemps, place votre sauce béchamel dans un plat à gratin, recouvrez avec une couche de feuilles de lasagne puis une couche de champignons et de mozzarella râpée. Répétez l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients, en terminant par une couche de sauce béchamel. Parsemez de parmesan et laissez cuire au four pendant 40 minutes (mais surveillez la cuisson). Quand ça sera prêt, garnissez avec du persil et des noisettes ou pistaches concassées et dégustez chaud.

  1. Risotto funghi e zafferano

Le risotto allo zafferano con i funghi est un classique de la cuisine italienne d’origine milanaise mais que désormais on peut gouter un peu dans toutes les régions. Pour le préparer, faites revenir de l’oignon émincé dans environ 40g de beurre. Ajoutez le riz et remuez délicatement pendant 3 à 4 minutes, afin que le riz soit entièrement enrobé de beurre. Ajoutez du vin blanc, puis du bouillon végétal dans lequel vous aurez précédemment fait dissoudre une dosette de safran. A chaque fois que le liquide s’évapore, rajoutez du bouillon. Répétez l’opération pendent environ 18 minutes en vous rappelant, cinq minutes avant la fin de la cuisson, de rajouter des fines lamelles de champignons crus, du parmesan et en peu de beurre. Dressez-le avec un peu de persil plat ciselé.

Alors, ce n’est pas beau l’automne ?

C’est la saison de la truffe d’été ! Voici mes recettes

C’est l’été… La saison des plages, du soleil, des vacances, des diners en terrasse et… quoi d’autre!? Ah oui! De la truffe d’été!

Chers amis de La maison d’Anna, je sais que vous êtes des fans de truffe comme moi et, comme je vous l’avez annoncé sur mon compte Instagram il y a quelques semaines, pour satisfaire votre gourmandise j’ai réfléchi à 3 recettes à base de truffe à reproduire facilement chez vous (si vous ne pouvez pas venir à La maison d’Anna).

Les voici:

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Tagliatelle au beurre, ciboulette fraiche et truffe d’été

  • Dans une casserole d’eau salée bouillante, faites cuire vos tagliatelle à l’œuf.
  • Faites fondre du beurre dans une poêle et faites-y revenir pendant 2 minutes, quelques lamelles de truffes. Ajoutez-y un peu d’eau de cuisson (et de la mascarpone si vous souhaitez un résultat plus crémeux), du poivre et laissez aller sur feu doux encore pendant cinq minutes.
  • Egouttez les pâtes, mélangez-les à la sauce et servez aussitôt. Pour terminer, recouvrez-les de lamelles de truffe fraîche, ainsi que de ciboulette ciselée.

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Bruschetta burrata, tomates à l’ancienne et truffe d’été

  • Faites griller des tranches de pain de campagne et grattez-y un peu d’ail.
  • Coupez en fine lamelles des tomates à l’ancienne (ou des tomates cœur de boeuf) et assaisonnez avec de l’huile d’olive, du sel et du poivre. Puis déposez les sur vos tranches de pain à l’ail.
  • Avec une cuillère, récupérez le coeur d’une burrata fraîche et déposez-le sur les tomates.
  • Pour finir, ajoutez-y de la truffe coupée en lamelles, une pointe de fleur de sel, de l’origan et quelques goutte de huile d’olive à la truffe.

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Carpaccio de boeuf, parmesan, pignons de pins, roquette et truffe d’été

  • Après avoir mis votre viande de boeuf au congélateur pendant quelques heures, coupez-la en très fines tranches et disposez-la en cercle dans une assiette.
  • Entretemps, faites griller vos pignons de pin au four ou dans une poêle anti-adhérente.
  • Parsemez votre carpaccio de roquette (ou de mâche et basilic frais si vous préférez) et assaisonnez le tout avec de l’huile d’olive à la truffe, du sel et du poivre.
  • Mettez l’assiette au réfrigérateur pour qu’elle reste au frais et, au moment de servir, ajoutez-y des coupeaux de parmesan, vos pignons de pin grillés, quelques gouttes de vinaigre balsamique et des fine lamelles de truffe d’été.
  • Arrosez encore à l’huile d’olive et servez aussitôt.

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Une recette bonus? Il ne vous pas la recette pour ça, mais la façon la plus simple et délicieuse à la fois de manger la truffe d’été c’est avec des œufs brouillés. Avec du parmesan ou du pecorino, pour la touche italienne !

Buon appetito e viva il tartufo!

Trois recettes « vertes » pour vous donner de l’espoir

Bonjour les amis, c’est la première fois que j’écris sur mon blog depuis le début du confinement et comme je pense que nombreux d’entre nous sont bloqués à la maison et se posent pleins de questions sur ce qui va se passer prochainement, j’ai pensé à vous partager trois recettes 100% italiennes pleine… d’espoir ! Comment ? Avec la couleur verte !

Eh oui. Saviez-vous que la couleur verte est la couleur de l’espoir et de la guérison ? Je viens tout juste de le lire et en faisant des recherches, j’ai aussi découvert que c’est une couleur apaisante qui procure sérénité et engendre le calme. Du coup j’ai pensé que ça aurait été peut être une bonne idée de vous donner des recettes vertes pour amener un peu d’espoir et de sérénité à table.

Si vous me suivez déjà sur Instagram, vous saurez que je vous ai déjà partager la recette de mes pâtes à la crème de burrata e pesto pistache-basilic dans le cadre de mon initiative #jecuisineàlamaison.

Voici donc trois autres idées avec la couleur verte.

SPAGHETTI AL PESTO DI RUCOLA E MANDORLE (Spaghetti au pesto de roquette et amandes)

  • Dans un mixeur, hachez grossièrement 100 gr de roquette avec 50 gr d’amandes (ou noix de cajou) pelées, 70 gr de parmesan et une gousse d’ail. Ajoutez 15 cl d’huile d’olive et mixez jusqu’à obtenir un mélange homogène. Salez et poivrez.
  • Faites cuire les spaghettis « al dente » dans beaucoup d’eau salée, égouttez et mélangez-les avec le pesto en ajoutant une louche d’eau de cuisson pour lier le tout.
  • Pour finir, répartissez les pâtes dans les assiettes et ajoutez-y des amandes coupées en fine lamelles que vous aurez précédemment faire toaster à la poêle anti-adhérente.

PASTA E PISELLI ALLA NAPOLETANA (Pâtes aux petits poids, façon napolitaine)

  • Hachez un oignon et faites-le revenir dans un peu d’huile d’olive. Apres 2 à 3 minutes, si vous le désirez, ajoutez des dés de Pancetta ou des lardons fumés et laissez les frire pendant 2 minutes encore.
  • Ajoutez 800 gr de petit pois précédemment cuits à la vapeur et quelques feuilles de menthe. Après 5 minutes, mouillez à hauteur et attendez l’ébullition pour jeter les pâtes (il faudrait des pâtes courtes du genre coquillettes avec un temps de cuisson de 8 minutes au moins).
  • Attendez pendant 7 à 8 minutes que les pâtes absorbent la plupart (ou toute) l’eau de cuisson. Hors du feu, saupoudrez de parmesan et ajoutez un filet d’huile d’olive. Servez aussitot.

LASAGNE BROCCOLI E SALSICCIA (Lasagnes brocolis-saucisse)

  • Séparez les bouquets , emmener les bouts de tiges plus coriaces et gardez les parties plus tendres., lavez-les et faites-les cuire pendant 15 minutes dans une casserole d’eau bouillante salée. Égouttez-les et faites-les revenir à la poêle avec de l’huile d’olive, du piment rouge et une gousse d’ail. Enlevez l’ail, mixez le tout et laissez de coté.
  • Dans la même poêle, faites revenir dans de l’huile d’olive un peu d’oignon émincé, puis ajoutez de la chair à saucisse. Laissez sur le feu le temps de préparer la sauce béchamel.
  • Pour la béchamel, faites fondre 100 gr de beurre avec 100 gr farine pour obtenir une pâte. Puis, petit à petit, ajoutez-y 1 lt de lait et assaisonnez avec du sel, du poivre et de la noix de muscade. Remuez jusqu’à épaississement.
  • Dans un plat à gratin mettez une couche de béchamel, puis alternez les pâtes à lasagnes, la crème de brocolis, la chair à saucisse, du parmesan et ainsi de suite.
  • Enfournez à 180°C pendant 20 minutes.

Bon appétit ! Et n’oubliez pas de partager vos photo sur Instagram en taguant La Maison d’Anna et en rajoutant l’hashtag #jecuisineàlamaison.

Ma recette du gâteau Mimosa pour la Journée internationale des droits des femmes

La journée internationale des droits des femmes est une célébration née aux États-Unis pour commémorer un groupe d’employées décédées lors d’une manifestation contre des mauvaises conditions de travail, le 8 mars 1908. Célébrée dans plusieurs pays déjà à partir de 1911, elle n’a été officialisée par les Nations Unies que en 1977 et depuis lors, elle est célébrée partout dans le monde.

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, en Italie la tradition veut qu’on offre aux femmes des fleurs Mimosa. Ce symbole fut choisi en 1945 par les féministes italiennes qui virent dans sa grande force et sa capacité à pousser sur les terrains plus difficiles malgré sa fragilité apparente des caractéristiques très similaires à celles des combattantes de cette époque.

Le Mimosa est pour moi une fleur aux couleurs ensoleillées qui transmet de l’énergie, du bonheur et de la joie de vivre. Personnellement je l’aime beaucoup, tout comme le gâteau que s’y inspire, le gâteau Mimosa (une autre icône de ce qu’on appelle la « fête des femmes » en Italie), crée par le pâtissier Adelmo Renzi en 1962.

Il s’agit d’un dessert composé de couches successives de pain de Gênes imbibé de liqueur douce et de crème diplomate, entièrement recouvertes de dés du même pain de Gênes couleur jaune mimosa. Voulez-vous connaître ma recette ? Allons-y !

  1. Commencez par préparer la génoise: dans un bol, battez six jaunes d’œufs avec 250 grammes de sucre. Ajoutez ensuite 300 grammes de farine tamisée et une cuillère à café d’essence de vanille ou de citron ; fouettez les blancs d’œufs et rajoutez-les au reste. Graissez et fariner une moule aux bords assez hauts, versez-y le mélange et laissez le cuire au four à 180 degrés pendant environ 30 minutes.
  1. Ensuite, attaquez la crème diplomate. Dans une casserole, mélangez quatre jaunes d’œufs avec cinq cuillères à soupe de sucre, puis ajoutez 40 grammes de farine, le zeste d’un citron et quelques gouttes d’arôme vanille. Réchauffez 400 ml de lait et quand il est presque bouillant versez-le dans la casserole en petites quantités et mélangez avec un fouet. Mettez la casserole sur le feu et tournez le mélange avec une cuillère en bois jusqu’à ce que la crème n’épaississe. Quand la crème pâtissière est froide, montez la crème fraiche et ajoutez-la en mélangeant délicatement du bas vers le haut.
  1. Faites fondre deux cuillères à soupe de sucre avec 200 ml d’eau et deux cuillères à soupe de limoncello.
  1. Découpez la génoise en 3 disques plus ou moins égaux à l’aide d’un couteau scie. Disposez le premier disque (celui du chapeau du pain de Gênes) sur votre plat de service et humidifiez-le avec le sirop de limoncello. Répartissez un tiers de la crème diplomate sur la base à l’aide d’une spatule. Puis, ajoutez un deuxième disque de génoise et humidifiez aussi celui-ci avec votre sirop. Utilisez le reste de la crème pour recouvrir le gâteau et ses bords. Pour finir, découpez en très petits cubes le troisième disque et collez-les sur tous les bords et le dessus du gâteau pour donner l’idée d’un brin de Mimosa.

Buon Appetito e Buona festa della donna !

Les 5 desserts de carnaval plus célèbres en Italie

C’est le carnaval, les amis ! J’adore cette période et j’adore aussi ce mot, carnaval. Saviez-vous qu’il dérive de l’italien (carnelevare) – qui signifie littéralement « enlever la viande » – en référence à la période de jeûne qui commence juste après le mardi gras avec le Carême chrétien? Eh oui, et c’est exactement pour ça que pendant le carnaval, en plus de sortir déguisés et faire la fête, les italiens associent cette fête aux excès culinaires. Sur les tables de chaque famille, la tradition veut que le porc et les lasagnes, deux aliments gras par excellence, ne manquent jamais et qu’à la fin du repas il y ait toujours un large choix de desserts, les vrais protagonistes de cette fête.

Simple et gourmands, les desserts du Carnaval italien ont des siècles d’histoire et sont préparés avec des ingrédients présents dans les garde-manger de tout le monde, tels que la farine, le lait, le sucre, le beurre, les œufs et, dans certains cas, le chocolat ou le miel. Sans oublier, à quelques exceptions près, l’huile végétale ou de graines car le dessert du Mardi gras sont par excellence frits. Mais découvrons ensemble les plus connus :

  1. Chiacchiere. Les chiacchiere sont sans aucun doute le dessert du Mardi gras par excellence. On les mange dans toutes les régions d’Italie et elles sont connues avec des noms très différents (bugie, cenci, frappe, lattughe, fiocchi…) et des formes très variées. Leur origine est très ancienne et remonte à l’époque romaine, quand elles étaient préparées pour la célébration des fêtes païennes précurseuses du Carnaval, mais la recette est restée la même. La pâte est obtenue à partir de farine, beurre, sucre, sel, levure, œufs et lait et elle est ensuite frite et saupoudrée de sucre glace ou accompagnés d’une délicieuse crème à base de chocolat noir, lait, sucre et morceaux de cèdre, aromatisée à la cannelle, au rhum ou à la vanille : le Sanguinaccio.

  1. Castagnole. Les castagnole sont avec les chiacchiere, les reines du Carnaval italien. Il s’agit des boules de pâte frite à base de farine, beurre, zeste de citron, levure et sucre qu’on décline dans différentes version selon la région : à la sambuca, à la ricotta, au rhum ou encore à la crème anglaise. Dans les régions du centre de l’Italie elle sont connue aussi avec le nom de « Tortelli », alors qu’à Venise elles prennent le nom de « Frittole » et sont préparé avec un ajout de raisins secs.

  1. Migliaccio. Le migliaccio est un dessert de la tradition napolitaine qui dans le passé était préparé avec de la farine de mil – miglio en italien, d’où son nom – et qu’actuellement on prépare avec de la semoule. La recette est simple mais très longue : les ingrédients – semoule, ricotta, œufs, lait, sucre, vanille, cannelle, cèdre et miel – doivent être mélangés lentement sur le feu, puis cuits au four pendant une heure environ, jusqu’à ce que la pâte prenne une belle couleur dorée. Ce qui est sympa à savoir par rapport à ce dessert c’est que en Émilie-Romagne, il est complètement différent que dans le reste d’Italie. Il s’agit en effet d’une tartelette farcie de sang de porc, chocolat noir, lait, fruits confits, œufs et chapelure.

  1. Cicerchiata. La Cicerchiata est un dessert de carnaval né en Ombrie mais également répandu dans les Marches et les Abruzzes. Il se compose de plusieurs petits morceaux de pâte de la taille d’un pois chiche, à base de farine, zeste de citron râpé, beurre, sucre et mistrà – une liqueur sucrée du centre de l’Italie – frits dans de l’huile de graines, puis assaisonné et collés ensemble avec du miel et du sucre en poudre. Dans la région du bas Latium, il est connu aussi sous le nom de « Cecamarini », alors qu’en Sicile et en Calabre on l’appelle « Pignolata ». Cette pâtisserie, contrairement aux autres, est frite au saindoux et puis assemblé en forme de pomme de pin à l’aide du miel (en Calabre) ou du chocolat (en Sicile).

5. Schiacciata fiorentina. La Schiacciata florentine est un dessert de carnaval typique de la capitale toscane et qui n’a rien à voir avec la Schiacciata salée traditionnelle. Originaire de la région du Chianti, c’est un gâteau très doux à base de farine, de sucre, œufs, levure de bière, lait (ou eau), saindoux et jus d’orange, ce qui rend la pâte particulièrement parfumée et différente de toutes les autres. La particularité de ce dessert est sa hauteur qui ne doit pas dépasser 3 cm et sa décoration au chocolat en forme de Fleur de lys, le symbole de la ville. Avec le Berlingozzo, un autre dessert au levain en forme de bagel, il est l’un des rares desserts typiques de cette période à ne pas être frit.

Mais dites-moi, connaissiez-vous ces desserts ? En avez-vous jamais gouté un d’entre eux ? J’ai hâte de lire vos réponses.

La recette du Tiramisu d’Anna et Valentina

Saviez-vous qu’en Italie, tous les ans, a lieu une coupe du monde du Tiramisù à laquelle n’importe qui peut participer en tant que candidat et en tant que jury ? C’est la Tiramisu World Cup, la compétition la plus gourmande au monde, qui se déroule tous les ans dans la province de Trévise, où ce gâteau a été inventé il y a 80 ans.

Le 3 et 4 novembre dernier, l’édition s’est terminé avec la proclamation de deux lauréats (Fabio Peyla pour la recette traditionnelle et Sara Arrigoni pour sa recette créative au mojito) et les inscriptions pour l’année prochaine ont été déjà ouverte. Vous aussi, vous êtes des Tiramisù lover et aimeriez bien y participer ? Vous voici alors la précieuse recette de Tiramisù de La Maison d’Anna pour vous entrainer.

Pour un Tiramisù moyen il ne vous faudra que 6 ingrédients:

500gr de Mascarpone
5 œufs
5 càs de sucre blanc
café
40 boudoirs
30 gr de cacao amer

Tout d’abord, séparez les blancs des jaunes d’œufs. Puis, mélangez les jaunes avec le sucre et quand vous obtiendrez une mousse délicate et aérée, ajoutez le mascarpone au fouet. Montez les blancs en neige et incorporez-les délicatement à la spatule au mélange précédent. Mouillez les biscuits dans le café rapidement et déposez-les sur le fond d’un plat pour constituer la première couche que vous recouvrerez avec la moitié de votre crème au mascarpone. Répétez l’opération encore une fois et, pour finir, saupoudrez de cacao avant de placer le gâteau au frigo pendant 3 heures.

L’astuce d’Anna et Valentina: Si vous voulez donner un peu plus de pep’s à votre tiramisù, ajoutez entre une couche et l’autres des morceaux d’amaretti ou des éclats de chocolat noir. Une tuerie !

A vos fourneaux ! On attend les photos de vos créations!

Si jamais vous avez envie de participer à la Tiramisu World Cup de l’année prochaine, voici le lien pour vous inscrire : https://tiramisuworldcup.com/fr/

Alba : les bonnes adresses d’Anna

Comme je vous avais déjà écrit et comme vous aurez vu dans mes story du weekend dernier, je viens de rentrer de la ville d’Alba, la patrie de la truffe blanche, avec plein de bon produit pour mon restaurant. Mais est-ce que je pouvais rentrer sans vous partager les adresses des meilleurs endroits où j’ai mangé ? Bien sûr que non ! Voici donc pour vous mes 8 restaurants préférés et une activité à ne pas manquer.

  1. Piazza Duomo – Alba. Le restaurant Piazza Duomo est l’un des restaurants les plus célèbres d’Italie et l’une des raisons pour lesquelles les foodies du monde entier se rendent à Alba. Considéré comme un des destination restaurant les plus demandés au monde, il a été listé plusieurs fois dans le classement 50Best qui récompense les 50 meilleurs restaurant du monde. De propriété de la famille Ceretto, l’une des familles viticoles les plus importantes de la région, il a été confié entièrement à Enrico Crippa – chef trois étoile et président du Bocuse d’Or Italie – qui l’a rapidement amené à devenir l’un des restaurants avec la plus longue file d’attente au monde.

  1. La Piola – Alba. C’est la version pop de Piazza Duomo: même propriété, même bâtiment, même qualité – mais dans ce cas, dans un esprit osteria. Comme pour son frère ainé, c’est toujours Enrico Crippa qui s’occupe du menu, confié au chef Dennis Panzeri. Grâce aux recettes traditionnelles à base de truffe, les pâtes faites maison et la viande fassona, une carte des vins de qualité très recherchée et sa position en plein centre ville d’Alba, ce restaurant est le lieu idéal pour profiter au mieux de la douceur des Langhe.

  1. Boccondivino – Bra. Ici, on a fait l’histoire de la cuisine italienne, puisque c’est dans sa cour – il y a 34 ans – que le mouvement Slow Food est né de l’idée d’un groupe amis. Heureusement, en cuisine, le temps s’est arrêté : on ne cuisine que des recettes locales et des produits sentinelles tels que la saucisse de Bra, le lapin gris et les noisette tonda gentile du Piémont. Chez Boccondivino (ainsi que chez son homologue L’osteria dell’Arco à Alba) la qualité est la chose la plus importante à servir.

  1. Fast-food de la Foire internationale de la Truffe blanche d’Alba – Alba. Voici le choix le plus économique, aux prix très populaires et à la qualité garantie. Le restaurant fast food à l’intérieur du marché de la Foire internationale de la truffe blanche est en fait le lieu idéal pour bien manger des plats à base de truffes. D’ailleurs le parfum qui est dégagé par les cuisines et les stands des expositeurs est irrésistible. Des œufs brouillés avec une râpée de Truffe Blanche d’Alba et un verre de Barolo valent 36 €. Les 10g râpés sur l’un des autres plats comme les tajarin au beurre à 8,50 € ou la fondue à 7,50 €, sont à 27 €. Une affaire à ne pas rater.

  1. Marc Lanteri Al Castello – Grinzane Cavour. Marc Lanteri est un chef étoilé né à Tende, dans les Alpes françaises, qui a s’est formé auprès des meilleurs chefs italiens et français et qui réside actuellement dans la région d’Alba avec sa femme américaine Amy Bellotti, sommelière passionnée et attentive avec un passé derrière les fourneaux. La cuisine qu’il propose dans les salles du merveilleux château de Grinzane Cavour est le symbole du melting-pot de cultures qui font partie de sa vie privé et se traduit dans un mélange de saveurs marquées et recettes à la finesse évidente qui ne déçoivent pas les attentes. Le plat qu’on a le plus aimé ? La fondue de fromage Castelmagno, avec un œuf poché cuit à la perfection et des coupeaux de truffe blanche d’Alba, accompagnée d’un verre de vin du lieu choisi par la douce Amy. Un restaurant à tester absolument au moins une fois dans sa vie.

  1. Belvedere Roero – San Grato. Ce restaurant traditionnel, situé dans une vaste zone entourée de verdure en plein milieu des collines du Roero, est géré par la famille Sperone depuis vingt-trois ans. Ici la qualité a toujours été la même car la particularité de cet endroit est que tous les produits cuisinés ont été cueillis, faits-main ou produits par les membres de la famille, offrant toujours aux clients de l’authenticité, de la fraîcheur et du goût uniques en leur genre. C’est pour cela qu’il n’y a pas de menu et que les prix sont très réduits même si qualité est très haute. A gouter les cèpes frits et le vitello tonnato.

7. Campamac – Barbaresco. Campamac n’est pas simplement un restaurant, mais une taverne de haut niveau que souhaite se différencier de toutes les autres en mettant l’accent sur la qualité, la saisonnalité des ingrédients et la précision des préparations. À la manière du propriétaire, Maurilio Garola, chef étoilé au Michelin avec le restaurant «Ciau del Tornavento», le pain est fait maison tous les jours, de même que les pâtes fraîches, et les recettes traditionnelles sont toujours enrichies d’un petit plus gastronomique, comme par exemple le canard dans les ravioli del plin. En plus, une attention particulière est accordée à la viande, sélectionné personnellement par Paolo Dalla Mora, l’autre propriétaire, parmi les meilleures en Europe. Tous les jours, sur la broche située à l’entrée, des chevreaux, des porcelets et des entrecôtes mûries 60 jours accueillent et font saliver les visiteurs.

  1. Vineria Centro Storico – Serralunga d’Alba. Des dégustations, déjeuners et dîners au nom de la bonne cuisine : voici la mission de la Vinoteca Centro Storico. Dans cet établissement familial et accueillant vous plongerez le temps d’un repas dans la cuisine piémontaise traditionnelle, avec des recettes des spécialités locales agrémentées de la qualité supérieure des matières premières choisies. De plus, comme le nom de l’endroit l’indique, la sélection de vins ici est très large et vous aurez la chance de choisir parmi les meilleures étiquettes de la région et de toute l’Italie.

BONUS. Et si, lors de vos vacances à Alba, vous avez aussi envie de découvrir l’énorme richesse œnologique de la merveilleuse région des Langhe, Roero, Monferrato, je vous conseille les tours découverte de Pier de chez oneonthehill.com qui saura vous organiser des dégustations de vins d’exception.

Faisons connaissance avec la Foire internationale de la truffe blanche d’Alba

Le 5 octobre dernier, la 89ème édition de la Foire Internationale de la Truffe Blanche d’Alba a été officiellement inaugurée et ce jusqu’au 24 novembre 2019. Cette année, l’événement qui accueille environ 600 000 visiteurs chaque année et qui représente l’un des rendez-vous les plus importants de l’excellence alimentaire et vinicole mondiale, est consacré à l’équilibre et aux œufs. Mais faisons mieux sa connaissance.

La ville d’Alba est la capitale de la région des Langhe, des collines consacrées au patrimoine mondial de l’Unesco, situées au nord-est de la province de Cuneo et entourées de vignobles harmonieux d’où naissent certains des vins les plus célèbres et les plus prisés d’Italie tels que le Barolo, le Barbaresco, le Barbera et le Moscato d’Asti.

Dans les restaurants de la ville et des villages environnants ont peut déguster l’une des cuisine régionales les plus intéressantes d’Italie, la cuisine piémontaise, enrichie à l’automne par les copeaux du produit le plus célèbre de la région : la truffe blanche d’Alba ou Tuber Magnatum Pico. La Foire internationale de la truffe blanche d’Alba, fondée en 1928, célèbre chaque automne ce mystérieux produit gastronomique de luxe.

La premier salon de la truffe d’Alba remonte aux années 1920, lorsqu’une exposition consacrée aux truffes fut proposée par Giacomo Morra (1889-1963) à l’occasion de la foire viticole de 1928. Le succès fut tel qu’on décida d’en faire une exposition permanente, tout en mettant en place un concours récompensant les meilleurs tubercules. Depuis lors, l’enthousiasme suscité par cet événement, organisé à l’automne s’est accru, devenant bientôt un événement national en 1963 et international vers la fin des années ’90.

Au fil des ans, à l’aspect gastronomique et viticole, on a ensuite ajouté l’histoire, la culture et les traditions des communautés locales, proposées aujourd’hui sous forme de reconstitutions historiques, de spectacles folkloriques et d’expositions tels que le Baccanale de la truffe, le Palio degli Asini, les rencontres avec des chefs internationaux, des présentations de livres thématiques, ainsi que des débats et des cours de dégustation de vins et d’analyses sensorielles de la truffe. Mais la partie la plus importante de cet événement est sûrement

le marché international de la truffe blanche, l’endroit où tout le monde peut voir, toucher, sentir et acheter l’un des produits les plus recherché et aimé au monde, et où – bien sûr, je suis allée personnellement ce weekend acheter les truffes que je vous proposerai à la carte à partir de mardi prochain. Qui viendra les déguster ?

Valle d’Itria (Ostuni, Alberobello…) : les bonnes adresses d’Anna

Entre Bari, Tarente et Brindisi, la Vallée d’Itria est l’une des régions les plus spectaculaires et les plus visitées des Pouilles, à l’extrémité sud de la Murge. Parmi ses attractions les plus célèbres, il y a certainement les trulli, les bâtiments en pierre typiques en forme de cône, Ostuni, la ville blanche, mais aussi ses masseria, les grandes propriétés agricoles entourées d’anciens jardins et d’oliviers où l’on peut découvrir la cuisine authentique faite par les Mammas . Et en parlant de cuisine, ce serait vraiment dommage de visiter ces lieux sans pouvoir déguster leurs spécialités gastronomiques telles que les bombette de viande ou le capocollo di Martinafranca. Voici donc pour vous, les 5 restaurants situés dans la Vallée d’Itria où à mon avis il vaut absolument la peine de s’arrêter.

Cibus – Ceglie Messapica. Le restaurant Cibus est l’une des institution du village de Ceglie Messapica, un lieu très connu pour sa gastronomie. Situé dans l’ancien cloître d’un couvent de religieuses, cet endroit est le lieu de rencontre préféré des foodies qui aiment la qualité tout en gardant la tradition. Angelo (Lillino) Silibello, le patron, sélectionne tous les jours les matières premières du territoire avec une grande compétence. Les nombreuses bouteilles de vin sont conservées dans le champ de neige, les produits laitiers sont parmi les meilleurs disponibles et la cuisine de sa femme, Filomena, sa faire voyager tous dans le passé.

Osteria Fave e fogghije – Ostuni. Cette petite trattoria intimiste nichée au fond d’une petite impasse vient tout juste d’ouvrir et, à mon avis, est l’une des meilleures de la ville d’Ostuni. La déco vintage met toute de suite dans une ambiance de bonne franquette, l’équipe est très sympa et la carte est petite mais excellente. Il y a exactement ce qu’il faut: accueil hyper chaleureux, terrasse ombragée à l’arrière, produits frais et de haute qualité. De loin ma trattoria préférée.

Masseria Mozzone – Fasano. Située dans une plaine d’oliviers millénaires, avec une vue splendide sur le port de plaisance d’Ostuni et sur la ville de Fasano, la Masseria Mozzone est une ancienne ferme des années 1700 entourée de trulli. Ici on peut faire l’expérience de l’hospitalité chaleureuse et authentique des Pouilles, ainsi que manger de la bonne cuisine faite maison soupaudrée d’une bonne huile d’olive extravièrge de la casa.

Rosticceria Antico Borgo – Cisternino. Le petit village de Cisternino est célèbre pour ses « fornelli », des boucheries avec four attentant, au feu de bois bien sûr, et une petite salle de dégustation où on peut s’installer confortablement pour gouter de la bonne viande et des bombette rôties (des involtinis de boeuf farcis de pancetta et caciocavallo) en les accompagnant d’un bon verre de vin. La rosticceria Antico Borgo est le « fornello » plus célèbre et la plus ancienne de la ville et tout le monde s’arrête ici pour gouter ses spécialités.

Due Camini – Borgo Egnazia (Savelletri). Situé dans le cadre pittoresque du complexe hôtelier Borgo Egnazia, un ancien village à l’architecture traditionnelle des Pouilles entouré de grands jardins de style oriental et de murs en pierres sèches, le restaurant Due Camini (une étoile Michelin) est un lieu de rencontre culinaire où la culture méditerranéenne et la création contemporaine se côtoient. Ici, le chef Domingo Schingaro – après avoir voyagé autour du monde – propose à ses convives des plats qui portent les signes du passé et racontent le décalage des saisons. Une expérience culinaire à ne pas rater.

Mon Top 5 des meilleures pizzerias à Paris

À quoi pense-t-on quand on parle de cuisine italienne ? Aux pâtes, bien sûr. Et juste après ? Oui, vous avez deviné ! C’est la pizza. Et comme je suis une vraie fan de tout ce qui est pizza, focaccia et pizzetta, j’ai décidé de vous donner les noms de mes 5 pizzerias préférées dans la merveilleuse ville de Paris ! Les voici…

Enza e famiglia : à 50 mètres de sa trattoria historique, au pied de la Samaritaine, ma chère amie Enza vous attend du lundi au samedi avec ses pizzas au feu de bois, sur place ou à emporter. Toujours le même amour des bonnes choses, les même produits frais 100% italiens, le même gout des bonnes choses, la même qualité. Si vous avez envie de passer une très bonne soirée à base de pizza sous le signe de la simplicité et de la bonne humeur, c’est chez Enza qu’il faut passer.

Bijou : située près du Théâtre de l’Atelier, cette pizzeria du célèbre pizzaiolo Gennaro Nasti propose des pizzas semi-gastronomiques en tous genres. La recette de la pâte est celle traditionnelle de Naples, les produits sont frais et les combinaisons de goûts sont très réussies et originelles. Les pizzas ne sont pas données mais la qualité est très haute et j’adore le fait qu’on puisse les partager façon tapas.

Pizzeria Popolare : bien évidemment quand on parle de cuisine italienne, on doit toujours d’attendre à une adresse signée Big Mamma. Si vous avez envie de gouter des bonnes pizzas aux grosses bordures généreuses et aux mêmes petits prix qu’à Naples, cette pizzeria hyper chaleureuse et authentique est certainement faite pour vous.

Iovine’s : lorsque la tradition gastronomique napolitaine se conjuguent avec la créativité et la qualité des produits, vous êtes chez Nicola Iovine. Né à Naples, ce jeune pizzaiolo travaille chaque jour sa pâte afin qu’elle soit souple, fine et légère, en essayant de proposer toujours de produits issus de l’agricolture biologique et une pizza au gout authentique de qualité supérieure.

Magnà Street food : Magnà est le nouveau spot de street food dédié à la pizza napolitaine importé par Julien Serri au coeur de Paris. Ici, on ne mange pas assis à table car la maison recommande d’emporter ses pizzas pliées à portafoglio (en quarte) où à rotolo (roulées comme des burritos).  Le choix va des recettes plus classiques à celle plus originelles telles que la sausicce-friarielli ou la mortadelle-pistache (tout comme à La maison d’Anna!).